Droits civiques

Pourquoi les enquêteurs de l’État ont-ils tranché si rapidement la culpabilité de Hank, avec si peu de preuves ? La réponse se trouve probablement dans les activités de Hank, avant les crimes. Il était un empêcheur de tourner en rond pour les autorités au Texas et plus particulièrement celles du Comté de Gray. Hank pense qu’il a été victime d’un coup monté et développe son raisonnement de façon convaincante.

De ses propres mots :

« J’ai toujours ouvertement défendu la constitution, les droits constitutionnels ainsi que les droits des prisonniers. Pendant des années, j’ai été actif en contribuant à des plaintes de prisonniers concernant les conditions de détention, j’ai représenté des détenus lors  des suspensions de liberté conditionnelle, procès…, j’ai conseillé des détenus lorsque leurs avocats véreux leur avaient menti et avaient découragés ceux qui plaidaient pour leur innocence au lieu de plaider coupable. »

« J’ai eu de nombreuses interviews avec le journal de Pampa à propos de la manière dont l’ancien shérif, Jimmy Free, traitait les détenus dans la prison et violait leurs droits. En résumé, j’étais dérangeant pour les autorités du Comté de Gray  et particulièrement, pour le Procureur ainsi que le bureau du shérif. »

Dans une autre déclaration sur le même sujet :

« Lorsque j’ai été arrêté, le Procureur avait deux affaires contre moi. Il m’avait fait arrêter précédemment pour un faux cambriolage, mais j’avais réclamé la première audience préliminaire dans le Comté de Gray depuis 17 ans, et ce avant qu’il puisse me faire condamner, j’ai prouvé que ces accusations étaient fausses. »

« Pendant le procès de la seconde affaire, les témoins ont admis que le Procureur mentait car il était furieux contre moi. Il avait, lui-même, été un adolescent agité qui avait eu plus à faire à la loi que moi. J’avais deux condamnations derrière moi, toutes les deux pour des vols de voitures. »

« J’ai eu une condamnation avec sursis et mise à l’épreuve suite à une altercation avec un policier ; mise à l’épreuve de trois ans que j’ai honorée. Les preuves démontraient que je ne l’avais pas attaqué. Il m’avait arrêté pour intoxication sur un lieu public, m’a emmené à la prison de la ville et a commencé à me battre. Quand il est tombé sur moi, j’ai relevé mon genou qui l’a touché dans les parties génitales. »

« Bref, le Procureur regroupait ces condamnations… la théorie étant que s’il en entassait suffisamment, qu’elles soient justifiées ou non, il finirait bien par me faire condamner dans une affaire ou une autre. Il a été cité comme ayant dit qu’il ‘se fichait éperdument de savoir si j’étais coupable ou pas’, de toutes façons, il allait ‘m’envoyer au trou pour très, très longtemps’. Ce crime (le meurtre) était l’opportunité parfaite pour mettre sa menace à exécution, ce qu’il fit. »

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